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Dre Nathalie Bureau |
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Par Andréa Sirhan-Daneau
Douleurs chroniques de l’épaule :
une meilleure évaluation pour un traitement plus
efficace
Vous êtes aux prises avec des douleurs chroniques à
l’épaule ? Vous n’êtes pas seuls : en
2000, les coûts des traitements associés à ces
problèmes aux États-Unis s’élevaient
à 7 milliards $. Ces douleurs peuvent être
engendrées par plusieurs facteurs. La Dre Nathalie Bureau,
radiologue et chercheuse au CRCHUM, s’intéresse aux
troubles de la coiffe des rotateurs et au syndrome
acromio-huméral, une pathologie qui provoque des frottements
anormaux et qui peut mener à la tendinopathie ou à
des déchirures aux tendons de l’épaule, qui
sont responsables de la majorité des mouvements de cette
région. Plus particulièrement, elle se concentre sur
l’évaluation de cette condition afin d’offrir un
traitement plus efficace.
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L’ÉCHOGRAPHIE DYNAMIQUE : UN SYSTÈME
D’ÉVALUATION EFFICACE
Nathalie Bureau s’est penchée sur
l’intérêt de l’échographie
dynamique dans l’évaluation et la détection du
syndrome acromio-huméral. Cette technique promettait
d’observer un plus large éventail d’anomalies en
présence de la pathologie,en plus de détecter
certains signes précurseurs du syndrome. Le but de
l’étude était de comparer
l’échographie dynamique à d’autres
examens habituellement utilisés, dont la radiographie et
l‘imagerie par résonance magnétique (IRM),
d’autant plus que cette technique ne génère pas
de radiations, ni d’autres effets néfastes pour le
corps humain. Elle permet également de visualiser les
structures étudiées en mouvement, contrairement
à l’image statique que fournit l’IRM. «
Les gens associent surtout l’échographie à
l’évaluation du foetus, mais elle possède
beaucoup plus d’indications cliniques », affirme
Nathalie Bureau. L’hypothèse de l’étude
menée sur 13 patients s’est
révélée concluante : non seulement
l’échographie dynamique permet-elle une visualisation
directe entre les différentes structures de
l’articulation, mais elle fournit des informations plus
complètes sur les causes intrinsèques et
extrinsèques qui pourraient engendrer ce syndrome et elle
permet un diagnostic plus précis et même
préventif.
DE MEILLEURS FACTEURS PRÉDICTIFS
Nathalie Bureau poursuit ses recherches en collaboration avec le
Laboratoire de recherche en imagerie et orthopédie (LIO),
les chercheurs fondamentalistes Nicola Hagemeister et Jacques de
Guise, du CRCHUM et de l’École de technologie
supérieure, et leur équipe multidisciplinaire
(Patrice Tétreault, Dominique Rouleau et André Roy).
Ils travaillent actuellement sur le
développement d’indices radiologiques fiables afin de
mieux prédire le risque de chronicité des
problèmes d’épaules chez les travailleurs.
L’équipe multidisciplinaire vise ainsi à
identifier la cause des pertes de fonction de l’épaule
et, éventuellement, à prédire le
résultat d’un traitement. « Certains
patients souffrent de déchirure de tendons au niveau de
l’épaule, mais gardent une bonne fonction de leur
membre supérieur; d’autres souffrent de blessures plus
légères, mais leur motricité est plus
affectée. On veut identifier les facteurs qui permettent de
départager les patients à ce niveau afin
d’acquérir une meilleure compréhension de la
pathologie » explique Nathalie Bureau. Ces informations
serviront à améliorer les processus
d’évaluation et de traitement des patients vus
à l’hôpital et en clinique, pour les rendre
moins invasifs et moins coûteux, en plus d’optimiser
les stratégies de réadaptation.
DU LABO AU CHEVET DU PATIENT
Au-delà des retombées immédiates pour les
patients, ce projet collaboratif souligne l’importance
d’établir des liens entre la recherche fondamentale,
la recherche clinique et la pratique médicale.
« C’est une collaboration unique entre les
chercheurs fondamentaux et les cliniciens, qui génère
des travaux extrêmement intéressants et qui
élargit le champ de la recherche clinique d’une
façon très positive. On ne peut que s’en
inspirer », conclut la chercheure.
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