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Dr Guy A. Rouleau |
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Afin de mieux comprendre les causes de la sclérose
latérale amyotrophique (SLA), ou maladie de Lou Gherig, des
chercheurs du CRCHUM ont analysé 29 gènes
impliqués dans le développement des cellules
nerveuses (neurones moteurs) chez des patients atteints de SLA.
Cette étude de grande envergure, dont les résultats
sont publiés dans la version en ligne de Archives of
Neurology, a été réalisée chez 190
patients provenant du Québec et de France et atteints de
formes familiale et sporadique de SLA.
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« Jusqu'à présent, aucune étude
génétique de cette envergure n’a
été réalisée dans le domaine
de la SLA. En nous concentrant sur ce groupe de 29 gènes
spécifiquement exprimés dans les
cellules atteintes de SLA, nous avons observé une
fréquence accrue de mutations rares non
synonymes dans notre cohorte de patients atteints de SLA »,
explique le directeur de cette étude,
le Dr Guy A. Rouleau, chercheur au CRCHUM. «
L’excès de ces mutations rares non-synonymes,
ce qui signifient notamment qu'elles changent la structure des
protéines, suggère la présence de mutations
qui sont spécifiques à la SLA », poursuit le Dr
Rouleau, également professeur à
l'Université de Montréal. Les protéines sont
les produits des gènes. La présence de ces
mutations rares non-synonymes dans ces gènes aboutit
à la production de protéines
défectueuses qui pourraient contribuer à la
pathogénèse de la SLA.
Cette étude prend appui sur les résultats d'une
étude antérieure dans laquelle ces 29
gènes
avaient été identifiés chez la souris comme
étant spécifiquement impliqués dans le
développement d’une population de cellules neuronales
qui dégénèrent chez les patients atteints de
SLA. « Parmi ces 29 gènes, nous avons identifié
des candidats potentiels pour la SLA. Cependant, il faut rester
prudent quant à l’implication de ces gènes, car
des études
supplémentaires sont nécessaires afin de confirmer
leur rôle dans la physiopathologie de la SLA, précise
le Dr Hussein Daoud, l'auteur principal de cette étude,
également chercheur au CRCHUM et à l'UdeM. Notre
étude fournit néanmoins de nouvelles pistes
génétiques sur les causes de la SLA, ce qui permettra
de mieux comprendre la physiopathologie de cette maladie
dévastatrice et pourrait avoir un impact sur
l’élaboration de nouvelles stratégies de
traitement. »
La sclérose latérale amyotrophique est une maladie
neurodégénérative caractérisée
par une
paralysie progressive des muscles volontaires, dû à
la destruction des cellules nerveuses
(neurones) dans le cerveau et la moelle épinière.
C’est une maladie dévastatrice qui aboutit dans la
plupart des cas au décès dans les trois à cinq
ans après le début de la maladie.
Approximativement, 2 500 à 3 000 Canadiens vivent avec la
SLA. Les causes de la SLA sont
encore peu ou mal connues, cependant, il est vraisemblable
qu’il s’agisse d’une maladie de
causes multiples dans lesquelles la part génétique
est importante.
A propos de
l'étude
Resequencing of 29 Candidate Genes in Patients With Familial
and Sporadic Amyotrophic
Lateral Sclerosis. Daoud H, Valdmanis PN, Gros-Louis F, Belzil V,
Spiegelman D, Henrion E,
Diallo O, Desjarlais A, Gauthier J, Camu W, Dion PA, Rouleau GA.
Archives of Neurology, 10
janvier 2011.
A propos du laboratoire en neurogénétique du Dr Guy
A. Rouleau
:
www.laboguyrouleau.ca/1_laboratoire.html
Renseignements
Richard Ashby
Directeur adjoint information et développement
Centre de recherche du CHUM
514 890-8000, poste 14090
richard.ashby.chum@ssss.gouv.qc.ca
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