Édith Bergeron
Je me sens
privilégiée de faire partie des
bénévoles du CHUM. Les ateliers d'arts visuels, que
je donne à des personnes qui souffrent de maladies mentales,
m'offrent l'opportunité d'entrer en contact avec une
clientèle que j'appréhendais au départ.
J’ai rapidement réalisé que ces ateliers
avaient des effets bénéfiques sur eux
puisqu’ils leur permettent de s'exprimer autrement et
librement. Ces patients et moi, nous nous sommes apprivoisés
lentement, petit à petit. Je me suis surprise moi-même
à entrer en contact assez facilement avec eux, même si
certaines situations me déstabilisaient
légèrement au début. Ce sont des personnes
blessées à la fois fragiles et grandement
attachantes. Aujourd’hui, je considère que le lien que
j’ai tissé avec eux m'apporte finalement plus que ce
que je peux leur donner.
Je pense pouvoir dire maintenant que ce petit rendez-vous du jeudi
auprès d'eux les rassure, leur apporte un réconfort,
une certaine paix, un petit baume sur leur âme, une
sérénité qu'ils n'obtiendraient
peut-être pas autrement.
Pour ma part, cette rencontre hebdomadaire avec eux renforce les
qualités humaines que j'avais déjà et me
permet d'en développer de nombreuses autres. Par ma grande
patience, mon écoute et ma totale disponibilité
envers eux, j'espère contribuer, dans la mesure de mes
faibles moyens, à l'amélioration et à la
qualité des services que le CHUM offre déjà
à ses patients résidents.
Francine Bertrand
Retraitée
À la retraite, je désirais redonner du
temps à la société et partager ma propre
expérience de vie. Le bénévolat au CHUM
m’a donc interpellée, plus particulièrement
l’accompagnement des malades en oncologie.
Ce qui m’intéresse avant tout dans le
bénévolat, c’est l’écoute. Je me
considère privilégiée de pouvoir offrir du
temps à ces personnes qui en ont besoin puisque, dans le
milieu hospitalier, il est parfois difficile pour le personnel
d’accorder tout le temps nécessaire à chacun
des patients. Je leur offre mon temps, mon sourire, ma
présence, mais ils me procurent tout autant de
bien-être. Au-delà de ce que je peux leur apporter, le
bénévolat me permet de découvrir chaque
personne dans toute son humanité. J’ai la chance de
leur rendre une parcelle de bonheur et d’alléger leur
séjour à l’hôpital. Au contact des
patients, je me rends compte que nous nous posons tous les
mêmes questions sur le sens de la vie. C’est à
travers le bénévolat que je redécouvre
l’importance du don de soi et la richesse humaine.
Diane Charland
Bénévole aux soins palliatifs de
l'Hôtel-Dieu
Chers lecteurs, chères lectrices
Je suis heureuse de partager avec vous
ce que représente pour moi l’accompagnement des
malades en soins palliatifs et j’en remercie madame Maryse
Senécal pour m’avoir offert cette rare
opportunité. Je dis rare car le domaine de la fin de vie est
encore un sujet tabou, qui crée souvent un malaise quand je
l’aborde en répondant à la question : que
fais-tu de ta retraite?
Tout d’abord, voyons comment l’idée m’est
venue. Après quelques mois d’une retraite bien
méritée, une fois estompée l’euphorie de
pouvoir utiliser le temps à sa guise, vient
inévitablement la question : et maintenant qu’est ce
que je fais? Pour moi, la réponse s’est
imposée d’elle-même, je ferais du
bénévolat pour retourner à d’autres
personnes les bienfaits dont la vie m’a gratifiée.
Après avoir quitté mon travail en milieu hospitalier
sans en avoir bouclé la boucle, le besoin de revenir
auprès des malades s’est manifesté au moment de
choisir le domaine de bénévolat dans lequel
œuvrer.
Pourquoi choisit-on d’accompagner des malades en fin de vie?
Honnêtement, quand j’ai fait ce choix,
j’étais loin de savoir tout ce que
l’expérience me réserverait
d’irremplaçable. Aujourd’hui seulement, je suis
en mesure de vous dire le bonheur qui accompagne le sentiment de
faire une différence dans les journées d’une
personne pour qui elles sont désormais comptées. Je
peux vous dire l’émotion de voir s’allumer
l’œil d’un malade qui partage des moments heureux
de sa vie. Je peux vous dire également le bonheur
d’être un miroir face à ce malade en lui
exprimant tout ce qu’il reflète de beau malgré
les traces de la maladie, malgré la maigreur et la
diminution physique. Je peux vous dire la joie de le voir sourire
à ce miroir parce qu’il y retrouve l’image de la
personne qu’il est toujours, même diminué par la
maladie. Je peux vous dire le privilège de partager une
douce intimité, dépourvue de superflu mais riche de
l’essentiel qu’est l’amour. La vie est parfois
d’une générosité incroyable, on choisit
de faire du bénévolat pour donner de soi et on se
retrouve à recevoir autant sinon plus qu’on ne donne.
Alors, si la lecture de ce témoignage fait naître en
vous l’envie d’amour et de partage,
n’hésitez pas, les besoins sont grands et loin
d’être tous comblés.
Kateri Drouin
40 ans
Faire du bénévolat au CHUM me permet de me
sentir valorisée et d’occuper sainement mon temps.
J’ai réellement l’impression d’être
utile et de remettre de belle façon ce que la
société a pu m’offrir. J’ai la chance de
pouvoir faire tous les jours plusieurs petites choses qui font
toute la différence pour les patients et qui ne seraient pas
faites autrement. Mes activités de bénévolat
me procurent donc énormément de plaisir et
m’ont permis de faire de très belles rencontres. De
plus, elles sont un excellent tremplin vers le marché du
travail et elles nous ouvrent plus particulièrement des
portes dans le milieu hospitalier et le domaine de
l’animation.
Pour devenir bénévole, vous n’avez
qu’à être animé par une puissante
volonté de faire le bien et de donner. Vous devez être
à l’écoute, empreint de compassion et
être prêt à aller au-delà des apparences.
Un défi de tous les instants !
Sarah Grossenbacher
En tant que bénévole, je
suis amenée à approcher des personnes que je ne
connais pas. Il faut que j’initie une conversation amicale
par laquelle je dois immédiatement faire sentir qu’on
peut me faire confiance. Cela me force à rester toujours
ouverte et prête à l’écoute. Le
bénévolat me permet, moi qui suis
privilégiée, de côtoyer ceux qui se trouvent
dans le besoin tout en faisant de nouvelles connaissances. Puisque
j’étudie en anatomie et que je
m’intéresse beaucoup à la médecine, le
bénévolat m’a aussi permis d’observer de
plus près le monde de la santé, ce qui m’a
aider à déterminer si je m’y vois à long
terme. En tant que bénévole du CHUM, j’ai pu
voir de quelle manière se déroulent les
journées autant pour les bénéficiaires que
pour le personnel médical des étages de
l’Hôtel-Dieu.
En quelques mois seulement, en plus de
comprendre un peu mieux comment fonctionne un hôpital,
j’ai appris quelques mots dans des langues
étrangères, des nouveaux jeux de cartes, et par mes
conversations, combien la vie a changé au cours des
décennies à Montréal et en Europe. De plus,
une ancienne pianiste m’a montré comment jouer du
piano. Cette expérience enrichissante m’a cependant
également appris beaucoup de choses sur la vie en
général et sur moi-même en particulier.
Le bénévolat m’a ouvert les
yeux d’une façon inattendue. En rendant visite
à des patients en phase terminale, je suis chaque fois
incitée à placer ma vie en perspective. Je suis jeune
et en parfaite santé. Comme plusieurs, je
n’hésite pas à me plaindre de mes examens, de
mon manque de sommeil et d’autres désagréments
de la vie quotidienne. Mais aussi tôt que je me retrouve
à l’étage des soins palliatifs pour faire de
l’écoute, je perçois une nouvelle façon
de penser et de voir la vie et, chaque semaine, je trouve donc de
nouvelles raisons d’apprécier davantage la vie.
Sur le plan personnel, le
bénévolat me donne le sentiment d’accomplir
quelque chose d’utile, d’avoir donné un peu de
moi-même, d’avoir peut-être touché
quelqu’un et, pourquoi pas, d’avoir
allégé la solitude et d’avoir contribué
au bonheur de quelques individus. En somme, être
bénévole, c’est bien plus que de passer
quelques heures par semaine dans un bâtiment, et au fond,
c’est si facile! La recette du bénévolat ne
contient que trois ingrédients : de bonnes oreilles, de la
patience, et de la disponibilité.
Nicole Laurin
Sur le marché du travail
Après avoir subi une opération au
cœur à l’Hôpital Notre-Dame il y a 13 ans,
j’ai débuté le bénévolat en me
disant qu’une fois de retour au travail je mettrais un terme
à cette activité. J’ai toutefois eu tellement
de plaisir que je ne suis jamais repartie. Étant
quelqu’un qui adore les défis, j’apprécie
tout particulièrement d’être mise en contact
avec les cas problématiques. Je désire réussir
à les approcher, à les toucher et enfin pouvoir les
aider, malgré leurs réticences. Travaillant davantage
avec les jeunes enfants et les personnes âgées,
j’ai créé avec certains des liens fabuleux qui
perdurent encore. Ce qui est merveilleux avec le
bénévolat, c’est que nous réussissons
à accomplir quelque chose de nouveau à toutes les
semaines. Évidemment, nous apportons une présence au
patient, du réconfort, mais nous récoltons bien
davantage que ce que nous semons. Nous grandissons tous à
travers cette expérience, nous découvrons des gens
qui ont une histoire incroyable. C’est lors de ces moments
privilégiés, que je me rends compte à quel
point nous avons été gâtés par la
vie.
Pour s’impliquer et devenir bénévole, il suffit
simplement d’être passionné, de croire que tous
ont droit à une petite gâterie. Nous avons la chance
de pouvoir leur offrir ce petit bonheur. En étant
dirigé par l’équipe incroyablement dynamique et
passionnée du Service des bénévoles du CHUM,
le bénévolat devient une expérience unique qui
me donne l’envie de continuer et de m’investir.
Jean-Marie Wong
Je me nomme Jean-Marie Wong. Je
suis bénévole à l’Urgence de
l’Hôpital Saint-Luc. J’ai pris ma retraite et,
pendant plus de vingt ans, j’ai occupé avec
facilité mes heures de loisirs. Un jour, pourtant, je me
suis retrouvé un peu désœuvré et
à la recherche d’un passe-temps intéressant et
valorisant.
J’’ai offert mes services au
bénévolat de l’Hôpital Saint-Luc.
J’y étais patient depuis de nombreuses années
et il m’apparaissait naturel de redonner à cette
institution.
Depuis maintenant cinq ans,
j’effectue mes heures de bénévolat
régulièrement. Pendant un bon moment j’ai
accompagné des patients hospitalisés en
psychiatrie. Ils m’ont beaucoup appris et je crois
avoir été un élément positif dans leur
vie. Maintenant je travaille bénévolement
à l’accueil de l’Urgence. Ce nouveau défi
m’a tout de suite enthousiasmé. J’aime la
diversité de ce poste qui n’est en rien routinier ou
monotone. Le personnel apprécie notre participation et nous
le dit régulièrement.
Je vous recommande le bénévolat au
CHUM, nous sommes une belle équipe!